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Inventaire des archives de la famille Carton de Wiart

Dans une démarche de transmission et de valorisation du patrimoine familial, la famille Carton de Wiart a confié à Valorescence, en collaboration avec ORAM, le traitement et l’inventaire d’un ensemble d’archives familiales destiné à rejoindre les collections des Archives générales du Royaume.

Ce fonds vient compléter les archives de la famille Carton de Wiart déjà conservées aux Archives générales du Royaume, issues notamment du versement réalisé en 1972 par la baronne Ghislaine Houtart et inventorié en 1981. Il constitue un prolongement précieux de ce premier ensemble documentaire en apportant de nouveaux éclairages sur l’histoire de cette famille et sur les personnalités qui l’ont marquée.

Le fonds concerne principalement Xavier Carton de Wiart, fils aîné d’Henry Carton de Wiart, et son épouse Georgine van Wassenhove, ainsi que des documents relatifs à Edmond Carton de Wiart, frère d’Henry. Les archives rassemblées au fil des générations témoignent de la vie familiale, des activités personnelles et professionnelles des différents membres de la famille ainsi que de leur environnement historique et social.

Constitué progressivement au gré des besoins et des recherches familiales, cet ensemble documentaire ne présentait pas de structure de classement initiale. La mission menée par Valorescence a permis d’identifier, d’organiser et de décrire les documents afin d’en garantir la cohérence, la conservation et l’exploitation scientifique.

Composé de documents couvrant plusieurs siècles d’histoire, ce fonds constitue une source riche pour l’étude d’une famille engagée dans la vie politique, sociale et culturelle belge. Il comprend notamment un ensemble important de photographies venant compléter les archives écrites et offrant un témoignage visuel précieux sur les générations successives.

À l’issue du traitement, l’inventaire réalisé a permis le versement de ces archives aux Archives générales du Royaume, où elles peuvent désormais être conservées et valorisées auprès des chercheurs et du public.

Importance matérielle
560 articles – 10 mètres linéaires
(dont 124 articles composés de photographies)

Période couverte par le fonds
XVIe siècle – 2004
(principalement 1890 – 1959)

Témoignage de Françoise Carton de Wiart

Un beau soir, mon frère Henry-Gilles reçoit un appel téléphonique mystérieux. Une voix lui annonce qu’avant la nuit, des caisses contenant des archives familiales seront déposées sans façon sur un trottoir de Bruxelles, destinées aux services de la propreté…De nature curieuse, il saute dans sa voiture, fait 30 km et remplit son coffre.

Comme chef de famille, c’est déjà lui qui a récupéré d’autres archives qui ont échappé à un premier dépôt officiel fait par la fille aînée d’Henry Carton de Wiart, homme politique et écrivain célèbre dans la première moitié du XXe siècle. Notre grand-père.Pensionné actif, ayant l’envie d’écrire une histoire de la famille, il mélange un peu tous les papiers en essayant un tri personnel. Son projet ne peut se réaliser car il décède brusquement. C’est alors moi qui convaincs mes neveux et ma nièce de ne pas jeter le tout. Sans voiture, je dispose d’un garage qui est vite rempli. Un jour, je regarderai tout cela…

Douce illusion.

C’est alors que j’entends parler de Marie Laurence et de Valorescence qui sauvent les archives de manière professionnelle. Avant de lire, avant d’écrire, il faut faire un inventaire. Pour être utile, cet inventaire doit suivre des règles. Ne pas tout garder, respecter l’ordre des documents comme on les a trouvés. Un peu comme des archéologues qui découvrent des couches du temps passé. Trier, classer vient après.

Ayant compris que je n’aurais pas le temps ni le courage de faire cet inventaire, je décide de lui confier ce travail. Cela demande un budget et du temps, mais j’ai eu la joie de voir l’inventaire et d’effectuer un deuxième versement aux Archives de l’État.

Plus tard, des cousins d’une autre branche de la famille ont également déposé leurs archives et c’est un troisième versement. Les Archives de l’État disposent donc maintenant de documents très variés sur une famille étendue, qui a connu une ascension sociale remarquée à une époque où la Belgique brillait sur la carte du monde.

Quel plaisir de pouvoir répondre aux personnes qui s’intéressent à l’histoire que tous les documents sont publics et accessibles aux Archives de l’État.
Ajoutons, et cela n’est pas rien, que le garage est vide !

Aujourd’hui, il faut s’assurer du bon fonctionnement de ce service et de l’avenir des archives. Ne pas tout garder, mais exploiter les archives, les utiliser pour améliorer nos connaissances et construire l’avenir avec l’expérience du passé. Ceci est une autre histoire…